Tim Ennis

Colombie-Britannique

  • Nombre de projets complétés en 2014-2015
  • 5
  • Acres conservés
  • 1 849
  • Valeur des terres
  • 5 172 000 $
  • Bénévoles pour l’intendance
  • 911

Un tour du chapeau pour la conservation

La région de la Colombie-Britannique a effectué un tour du chapeau cette année, grâce à l’acquisition de nouvelles terres à protéger dans nos trois zones de programme : la côte ouest, l’Intérieur-Sud et les Rocheuses canadiennes.

Située près de Bella Bella, sur la côte ouest de la Colombie-Britannique, l’aire de conservation de l’estuaire Gullchucks englobe 50 acres (20 hectares) de forêt pluviale tempérée encore vierge, incluant le cours inférieur et l’estuaire de la rivière Gullchucks, qui est riche en saumon. Ces habitats naturels soutiennent une faune extrêmement variée, y compris des loups, des ours, des aigles ainsi que des montaisons périodiques considérables de saumons du Pacifique.

CNC est très fier de collaborer avec le Heiltsuk Integrated Resource Management Department pour la gestion conjointe de la nouvelle zone de conservation, dans le respect de l’utilisation traditionnelle et des sensibilités écologiques des Premières Nations.

Dans la région de l’Intérieur-Sud, nous nous sommes associés à Agnes Jackson, propriétaire d’un ranch, pour assurer la conservation de 1 300 acres (525 hectares) de prairies indigènes, dans la vallée de la rivière Nicola. Le ranch du lac Napier est stratégiquement situé le long d’une voie migratoire empruntée par de nombreuses espèces d'oiseaux. Il jouxte aussi d’autres propriétés protégées du plateau de Douglas Lake, une vaste zone désignée importante pour la conservation des oiseaux en raison de sa diversité. Il s’agit d’une 100 réussite en matière de conservation pour CNC en Colombie-Britannique!

« Les prairies assurent un habitat pour plus d’espèces en voie de disparition que tout autre écosystème, affirme madame Jackson. Maintenir ces grandes étendues intactes est vraiment la seule façon de les protéger. Vaches, tétras et chevêches des terriers peuvent tous y cohabiter. Nous devrions encourager la diversité et non pas la monoculture. »

Également dans l’Intérieur-Sud, nous avons ajouté une quatrième parcelle à l’aire de conservation Sage and Sparrow, située près d’Osoyoos. Cet important regroupement de terres protégées s’étend désormais sur 3 340 acres (1 350 hectares) de prairies indigènes, l’un des écosystèmes les plus rares de Colombie-Britannique.

Dans Kootenay-Est, nous avons élargi les zones de conservation existantes avec l’acquisition de Pine Butte South : un complexe sain de prairies indigènes, de forêts de pin ponderosa et de milieux humides situés dans un corridor faunique important, reconnu par la province. Pine Butte South et les terres protégées avoisinantes se veulent une aire d’hivernage essentielle pour les wapitis et les cerfs, ainsi qu’un habitat pour le blaireau et le pic de Lewis (deux espèces en péril).

Phil Vernon

Une « gracieuse » solution

Grace Islet est une petite île d’une superficie inférieure à 1 acre (moins de 0,40 hectare), mais qui détient une riche histoire.

Pendant plusieurs siècles, cette île était utilisée par diverses nations Salish de la côte comme lieu de sépulture, jusqu’à ce qu’elle soit cédée à un propriétaire privé en 1913. En 2014, le propriétaire d’alors a entrepris de construire une maison sur l’île qui était demeurée à l’état sauvage, et ce, malgré la présence d’au moins 16 monuments de sépulture.

En réaction aux préoccupations considérables évoquées face au développement résidentiel sur Grace Islet par les chefs Salish de la côte  ainsi que par le public en général, la province de Colombie-Britannique s’est associée à Conservation de la nature Canada pour négocier une entente avec le propriétaire. Les pourparlers ont porté leurs fruits et ont permis à CNC de prendre en charge l’entretien et la gestion de Grace Islet en février 2015, en collaboration avec neuf groupes Salish de la côte liés à Grace Islet par leur passé.

Outre sa grande valeur culturelle, Grace Islet comporte un important site où poussent des chênes de Garry et des genévriers vieux de 200 ans, une rare variété jaune de fritillaire chocolat et des sapins de Douglas. L’environnement marin de l’île abrite des harengs et autres animaux marins, et sa zone intertidale contient des herbiers de zostère, un habitat de fraie particulièrement précieux et en déclin partout dans la région.

Richard McGuire/Osoyoos Times

Chauves-souris à l’étude

Le syndrome du museau blanc attaque les populations de chauves-souris dans tout l’est de l’Amérique du Nord; c’est pourquoi les biologistes de la Colombie-Britannique s’efforcent de documenter les populations de chauves-souris à travers la province, dans l’attente de l’arrivée inévitable de ce champignon mortel à l’ouest des Rocheuses.

En mai, près de 30 biologistes bénévoles de la Colombie-Britannique et de l’Alberta ont campé dans l’aire de conservation Sage and Sparrow. Ils s’y sont rendus pour dénombrer les espèces de chauves-souris présentes sur ces terres. Sage and Sparrow offre un habitat idéal pour environ 14 espèces de chauves-souris, dont certaines extrêmement rares et présentes nulle part ailleurs au Canada.

Durant quatre nuits blanches, les biologistes ont capturé et identifié 70 chauves-souris de 11 espèces distinctes, y compris la chauve-souris blonde, qui est en voie de disparition.

« J’étais ravie, affirme la biologiste Leigh Anne Isaac à propos de la découverte de la chauve-souris blonde. Personnellement, je n’en avais jamais vu auparavant; je me suis donc mise à sautiller comme une enfant émerveillée! »

Cette recherche nous aide à établir des références quant aux populations de chauves-souris présentes dans cet écosystème. Les données recueillies guideront notre gestion de la conservation dans le secteur et nos efforts futurs de restauration face à une possible diminution des populations, tout en nous indiquant comment protéger efficacement les habitats de la chauve-souris.