Mike Dembeck

Nouvelle-Écosse

NS
  • Nombre de projets complétés en 2014-2015
  • 6
  • Acres conservés
  • 406
  • Valeur des terres
  • 801 085 $
  • Bénévoles pour l’intendance
  • 129
Mike Dembeck

La conservation, une science de pointe

En août dernier, à l’aide d’un petit avion et d’un drone, les membres du personnel d’intendance de CNC ont recueilli des images au-dessus de l’estuaire de la rivière Pugwash.

Ces images aideront CNC à étudier de plus près le nombre et la condition des populations de zostère présentes dans l’estuaire.

Le projet a été conçu pour permettre de suivre l’évolution et la survivance des populations de zostère marine face à une menace imminente et considérable : le crabe vert. Cette espèce exotique a frayé son chemin le long des côtes de la Nouvelle-Écosse, se nourrissant de palourdes, d’huîtres, de moules et de petits poissons et creusant le fond sablonneux ou vaseux à la recherche de ses proies.

Les crabes verts représentent également une menace importante pour les lits de zostère marine. Ceux-ci servent de nourricière pour de nombreuses espèces marines commerciales ainsi que pour certaines espèces en péril. Sans l’abondance de zostère, l’estuaire deviendrait un désert sous-marin.

Les images aériennes prises dans le cadre de ce projet permettront d’avoir une idée d’ensemble de l’état actuel des lits de zostère dans l’estuaire de la Pugwash. Les résultats guideront ainsi les décisions à prendre pour une saine gestion dans la région et serviront de référence pour les enjeux de recherche à venir.

Mike Dembeck

Rester connecté

Le personnel de CNC a tenu à l’Université Mount Allison de Sackville un atelier regroupant des participants issus de 20 différents organismes de conservation, de groupes d’intervenants et d’agences gouvernementales du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et des États-Unis.

Intitulé Staying Connected, l’atelier a permis aux panélistes de discuter des initiatives de conservation lancées dans l’isthme de Chignectou — une étroite bande de terre qui relie la Nouvelle-Écosse au reste de l’Amérique du Nord.

L’isthme de Chignectou est un secteur prioritaire pour CNC. À ce jour, nous y avons acquis plus de 2 600 acres (1 050 hectares) de forêts et de milieux humides. Ce territoire est un important corridor faunique et fournit un habitat à de nombreuses espèces, comme le lynx du Canada et l’orignal, en voie de disparition dans la province, ainsi que le lynx roux, l’ours, le cerf, la sauvagine et plusieurs autres.

Sans une bonne planification et des mesures stratégiques visant à conserver la connectivité entre les écosystèmes, la menace du développement et l’utilisation des terres dans l’isthme de Chignectou pourraient compromettre les mouvements naturels essentiels des plantes et des animaux sauvages dans cette importante parcelle de terre.

Parmi les participants se trouvaient les représentants des ministères de la Faune et du Transport (Fish and Wildlife et Transportation) du Vermont, qui ont partagé leurs expériences de conservation et de maintien des interactions entre la nature et l’homme dans d’importants corridors écologiques aux États-Unis.

Anthony Crawford

Un arbuste rare prend pied

Sur une petite propriété de la baie Lobster, à la pointe sud de la Nouvelle-Écosse, se trouve un marais salé où pousse un arbuste dont l’entière distribution canadienne se limite à cette région.

L’autre plus proche peuplement de ce végétal, connu sous le nom de baccharis à feuilles d’arroche, se trouve au cœur du Massachusetts, à plus de 450 kilomètres!

Cette propriété, acquise cette année par CNC, abrite également des lits de zostère marine et une forêt composée d’épinettes noires et blanches et de sapins baumiers.